Bien que l’intelligence artificielle (I.A.) existe, en tant que discipline, depuis déjà plus d’un demi-siècle, la réelle percée en la matière ne s’est fait ressentir que ces dernières années. Aujourd’hui, l’I.A. se trouve en plein essor et le domaine médical n’est pas épargné par cette tendance.  L’hôpital universitaire de Gand (UZ Gent) est l’un des pionniers en Belgique en matière d’intelligence artificielle. C’est en collaboration avec Living Tomorrow et l’Université de Gand qu'il sera question, en date du 25 octobre, d’un état des lieux et d’un regard sur le monde de demain lors du congrès intitulé « How will A.I. shape the future of medicine » au cours duquel des orateurs internationaux prendront la parole.

Il ne fait plus aucun doute que l’intelligence artificielle changera drastiquement le monde de la médecine. L’I.A. et l’apprentissage automatique seront omniprésents ; la médecine n’y échappera donc pas. Depuis bon nombre d’années, l’hôpital universitaire de Gand, qui expérimente l’intelligence artificielle, a acquis une expertise considérable. C’est entre autres depuis l’Institut « Institute for Training and Clinical Innovative Technology » (ITCIT) que l’UZ Gent suit de près les dernières possibilités. Elle y dispose de beaucoup de données et d’un savoir-faire de taille lui permettant de mettre sur pied différents projets relatifs à l’intelligence artificielle.

De plus, une pléthore de projets relatifs à l’apprentissage automatique impliquent les services de radiologie et de soins intensifs, souvent en collaboration avec des ingénieurs de IDLab (Université de Gand-Imec).  En ce qui concerne le service radiologie, il s’agit principalement d’un système de reconnaissance automatique d'images alors que l’I.A. crée des modèles prédictifs dans le service des soins intensifs.    

L'intelligence artificielle s’accompagne d’un potentiel énorme et inévitable pour le futur. En effet, l’I.A. permet de travailler de manière plus efficace, plus précise et moins coûteuse.  Le point positif réside dans le fait que l’ordinateur se chargera surtout des tâches de routine. Ainsi, les médecins pourront s’axer plus sur les choses pouvant faire la différence.

Toutefois, nous ne pouvons pas laisser passer les dangers éventuels.  Beaucoup de superordinateurs se basent une technologie « cloud ». Vu qu'ils travaillent avec des données médicales de patients, des précautions supplémentaires en matière de vie privée sont dès lors cruciales.

En outre, énormément de techniques liées à l’I.A. sont des fameuses boîtes noires.  Cela signifie que l’intelligence artificielle n’est pas en mesure d’expliquer pourquoi elle suggère telle ou telle recommandation ; ce qui fait surgir bon nombre de questions éthiques et juridiques.

Quoi qu’il en soit, nous nous attendons à ce que l’I.A. dans le monde de la médecine puisse prochainement réaliser des étapes considérables en matière d’études, de diagnostics que de thérapies. 
 

L'intelligence artificielle aujourd'hui et demain

Le congrès « How will A.I. shape the future of medicine » permettra de jeter un regard sur l’avenir et d’établir un état des lieux en matière d’intelligence artificielle. Pour ce faire, des experts internationaux seront conviés dans les locaux de Living Tomorrow à Bruxelles, à savoir :

Bertalan Mesko, directeur de l’Institut « The Medical Futurist Institute », Brent Mittelstadt, célèbre chercheur spécialisé dans les aspects éthiques de l’I.A. au sein du monde de la médecine à l’Université d’Oxford, Alexander Mordvintsev, qui travaille comme chercheur pour Google A.I., et Edouard Auvinet, chercheur au collège « Imperial College » de Londres. Ainsi, l’hôpital universitaire de Gand et Living Tomorrow veillent à ce que quelques éminents intervenants internationaux partagent leurs connaissances.

Il va également de soi que l’hôpital universitaire de Gand est représenté par Professeur Isabelle Van Herzeele et Professeur Kirsten Colpaert et l’Université de Gand par Professeur Sofie Van Hoecke de IdLab (Université de Gand – IMEC). La liste se voit compléter par Joan Van Loon, directeur des opérations de IMB Healthcare & Life Science.  Le recteur de l’Université de Gand, Professeur Rik Van de Walle, et l’administrateur délégué de l’hôpital universitaire de Gand, Professeur Eric Mortier, donneront respectivement l'introduction et la conclusion dudit congrès.

Outre les acteurs clés précités, il sera aussi question de débats passionnants sous la supervision des présidents-organisateurs, Professeur Catherine Van Der Straeten et Professeur Johan Decruyenaere de l’Institut « Health Innovation and Research Institute » de l’hôpital universitaire de Gand.